dimanche 15 mai 2011

Varsovie : exposition Zapolska


Gabriela Zapolska n’est pas une inconnue pour les lecteurs du présent bloc-notes à la Voile ou au Moteur. Et ils peuvent en apprendre davantage en allant faire une excursion du côté d’un bloc-notes voisin, Seine & Vistule (pour y accéder : marge de droite de cet écran, en bas). Par ailleurs, ce billet a pu voir le jour grâce aux apports et remarques d’Arturo Nevill, co-traducteur avec Lisbeth Virol de lettres, chroniques journalistiques et pièces de théâtre de Gabriela Zapolska.

L’illustration permet, à côté d’un portrait de Zapolska, de situer le Musée de la Littérature où se tient l’exposition : sur la Place du Marché (Rynek) de la Vieille Ville (Stare Miasto). A droite de la vue aérienne, on distingue nettement le Château Royal.

Un album en polonais et en français
A l’exposition que le Musée de la Littérature de Varsovie consacre à Gabriela Zapolska de mi-avril à mi-juillet 2011, on peut se procurer un très bel album d’une centaine de pages, publié en polonais et en français, en collaboration avec l’Ambassade de France et l’Institut Français de Varsovie.

L’exposition, dont le titre se complète par Zbuntowany talent (Le talent en révolte), est la première de cette importance sur cette femme de lettres (dramaturge, romancière, journaliste) et actrice, qui a vécu de 1857 à 1921 dans une Pologne partagée puis devenue indépendante en 1918. Zapolska est par ailleurs venue pendant six ans en France, de 1899 à 1895.

Séjour qui ne fut pas neutre, dans la mesure où elle en a fourni un témoignage riche et vivant, sur la vie artistique, culturelle et sociale en France à cette époque – plus d’un millier de pages – grâce à ses chroniques parisiennes pour des journaux varsoviens, et à sa correspondance. Et aussi, parce qu’elle a joué sous la direction d’Antoine, le fondateur du Théâtre Libre, particulièrement novateur, et dans ses méthodes et dans son répertoire, qu’elle en a été conquise et qu’elle a cherché à son retour à les promouvoir dans son pays.

La publication de l’album a été confiée au Musée Théâtral qui fait partie du Grand Théâtre et de l’Opéra National de Varsovie. L’option prise qu’il puisse également être lu en français se justifiait pleinement. Celui qui avait paru, voici deux ans dans des conditions similaires, sur l’actrice Helena Modrzejewska qui avait beaucoup joué dans la langue de Shakespeare, n’était-il pas en polonais et en anglais ?

Des articles de fond
Après l’introduction, suivi d’un texte de Zapolska à caractère autobiographique, l’album nous livre cinq articles de fond : sur cette femme de lettres insoumise ; sur la sauvage qui, dans le jardin des arts, nettoie la place avant l’arrivée des grandes avant-gardes du 20ème siècle ; sur sa carrière d’actrice, riche et pourtant jusqu’ici méconnue ; sur sa relation à la peinture, à travers ses lettres parisiennes ; et sur son analyse au quotidien des attitudes et relations entre l’homme et la femme.

Avec une belle sobriété, l’introduction attire notre attention sur le caractère complexe et hors du commun de cette femme qui a vécu sur fond de tournant de siècle, où divers courants et tendances artistiques bouillonnaient. A la fois exclue, talentueuse et ambitieuse, Zapolska s’intéressait d’abord, avec un regard de femme, aux affaires ordinaires des gens ordinaires, et elle savait, d’une plume acérée, démasquer les apparences sans pour autant sombrer dans un sérieux ennuyeux.

Remarques autobiographiques au moment de la cinquantaine
L’extrait autobiographique sur lequel on enchaîne a été publié deux ans après la mort de Zapolska mais avait été rédigé quinze ans plus tôt, en 1908. C’est précisément la période où sont écrites et jouées ce que l’on considère comme ses meilleures pièces (La Morale de Madame Dulska en 1906, Eux quatre en 1907, et Skiz en octobre 1908). Et c’est la réaction de Zapolska au mauvais accueil qu’y ont fait certains critiques qui semble finalement colorer l’ensemble de son texte : Pour mes romans, on ne m’écharpe pas. Le plus souvent, on les noie dans un silence sans fond, mais on s’abat toujours sur mes pièces comme sur de la charogne.

Le reste de l’extrait nous apprend qu’elle aurait commencé à être publiée – presqu’à son insu dans un journal de Lwów – quand elle avait 26 ans et qu’elle aurait transposé un de ses romans à la scène quatre ans plus tard. Elle écrivait ce qui lui passait par la tête et a eu la désagréable surprise (il ne me vint pas à l’esprit qu’il existait une chose dite le naturalisme) de se voir agonir d’injures par la critique. Cette boue, ces flots d’injures, dénigrements, et autres saletés, selon ses termes, ne cessèrent pas par la suite.

Au début, dit-elle, ces réactions lui laissent croire qu’elle n’est pas capable d’écrire pour la scène – elle se replie sur des romans. De retour de son séjour parisien, nouvelle tentative avec Żabusia : la contre-attaque est immédiate mais, cette fois – Zapolska approche de la quarantaine – elle pense connaître sa valeur et avoir une bonne capacité d’autocritique. D’autres pièces, qu’elle vit comme des succès, sont désormais portées à la scène. Ce qui n’exclut pas quelques périodes de découragement, au cours desquelles elle trouve refuge dans le journalisme ou le roman.

C’est au moment où, à 50 ans et avec quelle maturité d’écriture, elle vient de reprendre une plume de dramaturge qui lui assurera une réputation qu’un siècle plus tard encore, nul ne le dénie, que se situe la rédaction de cet extrait. De nouveau le découragement la guette : 25 ans de lutte c’est trop. Elle annonce son intention de déposer les armes, en exprimant un regret : que lui importe d’être reconnue à ce point à l’étranger (elle sera certes beaucoup traduite mais certaines affirmations sont ici invérifiables et éventuellement infondées), Zapolska dit ne pas aspirer à être reconnue comme un écrivain européen mais comme un écrivain polonais.

Papier égaré parmi des notes manuscrites au sein d’un document inachevé ? Sans crier gare, nous dégringolons brutalement, vers la dernière page, de 1908 à la période parisienne (1889-95) et voyons le ludion remonter en passant par la fondation par Zapolska de son école dramatique, en 1904. Le passage par Paris avait déjà été évoqué vers le milieu de l’extrait : pourquoi y revenir ?

En fait, ces quelques lignes complètent ladite autobiographie – essentiellement tournée vers l’écriture (romans, théâtre, journaux) – sur un point important et néanmoins passé sous silence : Zapolska a été tout autant actrice pendant une vingtaine d’années et joué dans plusieurs centaines de rôles différents. Ces quelques lignes qui semblent raccrochées un peu au hasard, nous parlent d’Antoine, puis de rôles ensuite tenus à Cracovie et à Lwów, et enfin de son école dramatique. Mais, en 1908, cela fait bientôt dix ans que Zapolska a cessé de jouer et, malgré ses états d’âme du moment, c’est bien par le biais de l’écriture qu’elle se manifeste alors le plus intensément.

L’album est richement illustré (on y relève près de 90 portraits et tableaux, photos de personnes ou d’objets, affiches ou dessins…). En pleine page, certaines illustrations ont, en légende, un court extrait, de la plume de Gabriela Zapolska. Voici ce que l’on trouve, inséré dans le présent article :

Je suis le courant – je ne veux pas avoir de manière à moi – je ne suis que le miroir. Je n’écris pas d’épopées historiques, mais une épopée des instants que je vis. (Lettre à Stefan Laurysiewicz, Paris 1894).

Je compte donner d’autres aperçus par la suite, sur ce bel album, sur les articles de fond qui le composent et sur ses illustrations diversifiées et soignées, qui donnent un avant-goût de l’exposition.

mardi 10 mai 2011

Quelques marches de plus



La précédente réunion des bénévoles date d’un bon mois – d’avant les vacances de Printemps. Je n’y étais pas, m’étant envolé peu avant pour Varsovie. Je m’appuie ici sur le compte rendu dont je viens de prendre connaissance et sur quelques souvenirs de séances de mars auprès d’Émile.

Assumer ses peurs
Parmi les évolutions notables on trouve que, désormais, il met des mots sur ses peurs… et les surmonte. Au cours des vacances de février, il a participé à une croisière. Il y avait un vent qu’il avait du mal à supporter, au point de demander de se mettre à l’abri. Mais le lendemain : Ça y est, je n’ai plus peur du vent…

De façon plus générale, Émile en arrive à parler d’anciennes peurs, à tenter de les expliquer et à les surmonter. Mais, quand on s’engage avec lui dans un jeu où l’on peut gagner ou perdre, la peur de l’échec reste là : il n’hésite pas à tricher ni à inventer des règles qui l’assurent que c’est son partenaire qui aura le dessous. Il s’en est pourtant trouvé un qui, dans l’imaginaire, a fait appel au juge ; Émile est alors entré dans ce jeu et l’a laissé gagner.

Évolution d’ailleurs, à propos du passage par l’imaginaire : on semble sortir du stade où Émile avait (comme les tout-petits) du mal à faire la différence entre la réalité et l’imaginaire. Ça vient – il prend mieux conscience qu’il est dans une situation de jeu - mais du chemin reste à faire vers l’abstrait et l’implicite…

Se frayer son chemin dans le monde extérieur
Après deux ans passés principalement en intérieur – surtout dans sa salle de jeu – Émile a de plus en plus d’occasions de sortir, de découvrir le monde et de se frotter aux gens qu’il y rencontre. Dans les magasins, ce peut être lui qui donne l’argent pour payer. Il aime prendre les transports et n’a plus peur du métro. Il visite Paris et ses monuments. Il regarde, il commente. Et, sa sœur aidant, il est en mesure de raconter tout cela, notamment aux bénévoles lors des séances, photos à l’appui, que l’on cherche à positionner sur des plans.

De même, il s’intéresse de plus en plus à ceux qui l’entourent et à poser des questions à leur sujet. Si, en séance, il se met à lire un livre, il vient en même temps chercher le regard de celui qui est là. Intérêt et questionnement qui peuvent masquer quelques réticences : demander son avis à une ou un bénévole, sur ses préférences, peut être une façon de ne pas donner le sien.

Sortir, c’est aussi croiser des gens. S’il y en a un peu beaucoup, cela devient moins évident : Émile passe… mais en les bousculant quand même. Recommandation faite au passage : il sort de son enfermement ; à force d’expériences, il prend davantage conscience des gens autour de lui et devrait se sentir de moins en moins agressé par cet environnement… mais y aller à doses homéopathiques.

Plus finement réglé, le moteur monte en régime
Avant de conclure sur les apprentissages en vue d’une future scolarisation, arrêtons-nous sur la motricité. Émile ressent certes mieux son corps mais il reste à faire. Il est ainsi proposé, en priorité maintenant, d’en affiner les sensations – chercher, par exemple, à reconnaître des objets sans la vue, notions de chaud / froid, de lourd / léger, etc.

Progrès à poursuivre également (du roller, pourquoi pas ?), alors que sa confiance en lui-même s’accroît et qu’il prend des risques (sauter de l’étagère en escalier). Pour ce qui est de la motricité dite fine, la salle de jeu ne semble plus être l’endroit idéal : cela se passe plus spontanément pour des gestes de tous les jours ou ailleurs (mettre du sel dans l’eau, ouvrir grand la main au piano) ou au cours des apprentissages (découper, colorier…).

Scolarisation… mais à l’horizon
Les apprentissages, venons-y. La soif d’apprendre est très forte. Émile sait lire silencieusement, tout en comprenant ce qu’il lit, en dégageant le thème d’une histoire, en répondant au pourquoi. En grammaire, les pronoms personnels sont acquis. En calcul, c’est la manipulation des chiffres jusqu’à 10, du calcul mental… et compter de 10 en 10.

Très organisé, il se comporte en élève dans la préparation de ses affaires. Il fait aussi preuve de plus de souplesse en acceptant qu’une activité soit remplacée par une autre. Mais il n’a pas encore la capacité de répondre par écrit. Il va bientôt démarrer l’écrit à l’ordinateur (les deux mains) et commencer à avoir des devoirs à faire seul.

Autre aspect – sa capacité de s’investir dans des apprentissages au sein d’un groupe : on n’en n’est pas encore là. Contact a été pris avec l’école pour envisager une expérience de socialisation dans une classe qui correspond à son âge : ce serait une heure et demi par semaine, sur un créneau où Émile pourrait se sentir à l’aise (livres, lecture…).

L’illustration de ce billet s’inspire d’un escalier design, trouvé sur le site suivant :

lundi 9 mai 2011

Obésité pourrielle 11-T1



Il ne m’avait fallu que quelques jours pour me remettre du Réveillon : à la veille de tirer la galette des Rois, ma précédente chronique trimestrielle sur l’invasion des spams était bouclée. Après mon intermède varsovien d’avril, plus de cinq semaines se sont écoulées avant que je ne publie mes remarques sur la période janvier / février / mars. En voici l’essentiel.

Filtrage sous nos yeux : encore du mieux
Les spams qui franchissent les barrages qu’Ivona et moi avons mis en place au fil du temps, ont sérieusement diminué – d’abord en nombre de messages (211 au lieu de 271) et plus encore en nombre d’expéditeurs de ces spams (86 au lieu de 149) – ce qui confirme une tendance que nous avions déjà remarquée la fois précédente, et qui marquait une cassure vers le bas par rapport aux niveaux antérieurs.

En y regardant d’un peu plus près, cela semble pour l’instant correspondre à un relatif assèchement parmi les nouveaux spameurs (43 au lieu de 86) plus qu’à la disparition des plus anciens (environ un tiers d’un trimestre sur l’autre, comme avant).

En outre, nous faisons un tri entre les messages des émetteurs récents et les autres : ces derniers sont systématiquement envoyés dans un dossier, certes consultable mais plutôt en deuxième ligne : au 1er trimestre 2011, le total de ceux de première ligne ne fait guère plus de 60 (sur les 211 mentionnés plus haut) contre 100 (sur les 271) lors du dernier trimestre de 2010.

Filtrage très en amont : confirmation
Rappelons enfin que pour les spameurs compulsifs (au bout de 10 spams de même provenance), nous les confions à notre FAI (fournisseur d’accès Internet) qui bloque leurs envois : nous n’en entendons plus parler. Un petit coup de sonde de temps en temps nous permet de voir ce qui a été filtré de cette manière au cours de la précédente semaine.

La dernière fois que nous l’avons fait, nous en avons ramené 36 dans nos filets – soit, en multipliant par 13, l’équivalent de 470 pour un trimestre. Ce chiffre, très approximatif car le produit de la pêche est susceptible de fluctuer d’une semaine à l’autre, reste du même ordre de grandeur qu’au trimestre précédent… il confirme en même temps le très important changement que celui-ci traduisait par rapport au passé. Changement réel (il semble qu’il y ait eu un gros coup d’arrêt mondial à l’encontre des spameurs anglo-saxons pharmaceutiques - Viagra et autres – par exemple), ou changement plus cosmétique… sans doute des deux.

En résumé : ne pas désespérer
Pour les quelques adresses e-mails sur lesquelles nous avons établi une veille, il y a 5 spams qui sont bloqués chaque jour en amont par notre FAI, et il y en a environ 2 qui passent – 211 pour le 1er trimestre 2011. Parmi ces 211, 151 ont été expédiés par des gens que nous avions déjà identifiés et 60 par des nouveaux.

Le coup d’arrêt constaté fin 2010 se confirme. Les anciens spameurs continuent de fondre au rythme d’un tiers par trimestre ; quant aux nouveaux, il y en a moitié moins qu’avant à se précipiter au portillon d’entrée.

Ogród Saski : statues



Plan datant de 1781, conservé aux Archives nationales de Varsovie. En scrutant de plus près on arrive à distinguer des chiffres de couleur rouge, permettant d’identifier : (1) le Palais de Saxe, à l’endroit où se trouve actuellement la tombe du Soldat inconnu ; (2) le Palais Brühl, légèrement au dessus – il a été détruit par les Allemands, fin 1944 ; (3) l’amorce de l’axe principal du Jardin de Saxe, là où sont maintenant les statues et la fontaine ; (4) à l’autre bout de l’axe, le Grand Salon, qui a disparu en 1817 – c’est approximativement à ce niveau que s’arrête aujourd’hui le Jardin : pendant le 2nde Guerre mondiale, les Allemands ont, en effet prolongé l’axe nord-sud de l’avenue Marszałkowska, à travers le Jardin ; (5) plus vers le bas, donnant sur la rue Royale (Królewska), un Opéra de 500 places ; (6) à l’opposé, vers le haut, le Palais Bleu (en raison de la couleur de son toit) qui donne sur l’amorce de Senatorska (la rue Sénatoriale) : il fut entièrement rénové en moins de deux mois en 1726, le roi de Saxe ayant voulu en faire cadeau à sa fille pour Noël, puis réaménagé au 19ème siècle – il a été reconstruit après la 2nde Guerre mondiale : (7) en suivant Senatorska, l’église saint Antoine de Padoue, qui servait de paroisse à la famille royale ; (8) en revenant à l’extrémité de l’axe du Jardin, la Porte de Fer, emplacement qui est désormais bien au-delà de la voie de circulation constituée par Marszałkowska prolongée.

Le tout récent billet, Varsovie sans peine, a permis au lecteur de situer où se trouve le Jardin de Saxe (Ogród Saski). En s’éloignant de la Vistule, depuis sa rive gauche, on chemine par la pensée entre le Palais Présidentiel et l’Université, on traverse Krakowskie Przedmieście et on arrive bientôt sur la place Piłsudski où se déroulent la plupart des cérémonies officielles et militaires. La place une fois traversée, on se trouve face à la tombe du Soldat inconnu. C’est au-delà que commence le Jardin de Saxe.

Disposition actuelle des statues. La pointe de chaque triangle indique la direction de leur regard. Récemment ravalées, elles ont été photographiées juste avant l’éclosion du printemps.


Le Palais de Saxe
En fait, la tombe du Soldat inconnu s’abrite sous un reste de la colonnade qui subsiste de l’ancien Palais de Saxe. Celui-ci a été démoli en 1944, après l’Insurrection de Varsovie, et marquait la séparation entre la place et le Jardin de Saxe. La dénomination du Palais et du Jardin vient de ce que la Pologne a vécu sous le régime d’une monarchie élective, et que la noblesse polonaise a choisi de mettre à sa tête le roi de Saxe pour une période qui correspond au passage du 17ème au 18ème siècle. Il s’agissait donc, à Varsovie, du Palais et du Jardin de ce roi.

Statues situées à l’Est, directement autour de la fontaine.


Le Jardin de Saxe
Le Jardin de Saxe est l’un des plus anciens jardins royaux à avoir été ouvert au public – en 1727, donc bien avant que ce ne soit le cas pour celui de Versailles (pendant la Révolution française, en 1791). Initialement conçu selon un dessin baroque à la française, il a emprunté le style des jardins anglais au cours du 19ème siècle romantique. Ce Jardin se prolongeait bien au-delà mais depuis la prologation de la voie de circulation Marszałkowska pendant la 2nde Guerre mondiale, il bute maintenant contre celle-ci.

Statues situées les plus à l’extérieur, donnant sur des allées vers le Nord et vers le Sud.


Les statues
Je m’en tiens pour le moment à donner un aperçu de la vingtaine de statues qui balisent cet axe, juste après la tombe du Soldat inconnu. Il y en avait initialement beaucoup plus (70) datant d’avant 1745 et qui étaient l’œuvre de sculpteurs dont on n’a pas gardé le nom. Lorsque Varsovie est tombée sous la coupe tsariste, en 1794, près de la moitié d’entre elles sont parties pour agrémenter le Jardin d’été de Saint-Pétersbourg. D’autres n’ont pas résisté à l’épreuve du temps.

Statues situées à l’Ouest, en s’éloignant de la fontaine.

Parmi les emplacements actuels, l’un n’a pas de statue et, pour cinq d’entre elles, ce qu’elles représentent n’est pas gravé sur leur socle. En confrontant avec une liste que j’ai trouvée par ailleurs, je laisserais bien au lecteur perspicace le soin d’attribuer un nom à chacune d’entre elles : Arithmétique, Bacchus, Intelligence, Justice, Architecture militaire, Rationalité… mais je doute de la liste mentionnée car je n’y retrouve ni Jupiter, ni l’Histoire, ni l’Automne, dont les noms sont pourtant bien gravés sur les socles actuels.

Fontaine et cadran solaire


A noter enfin que ces statues encadrent une fontaine, due à Henryk Marconi, qui a été mise en place en 1855 et, quelques années plus tard, un cadran solaire conçu par un physicien et météorologue, Antoni Szeliga Magier.



dimanche 1 mai 2011

Varsovie sans peine


In principio… la Vistule
Il y a plusieurs manières de chercher à s’orienter dans un lieu qu’on ne connaît pas encore bien. A Varsovie, on peut se repérer par rapport à la Vistule : celle-ci coule approximativement du Sud vers le Nord (vers NNO plutôt) et la ville s’est prioritairement installée sur la rive gauche, à l’Ouest, légèrement en surplomb. C’est d’ailleurs sur l’endroit le plus escarpé (tout est relatif) que s’élève le Château Royal qui commande l’entrée de la Vieille Ville, centrée sur la place du Marché (Rynek).

En direction de Cracovie
La voie qui – parallèlement à 500 mètres de la Vistule - part de ce Château (Zamek) vers le Sud, est connue comme étant Krakowskie Przedmieście (Faubourgs de Cracovie – l’ancienne capitale royale, qui se trouve à quelques 350 km de là… sur la Vistule également). Le nom de la voie change rapidement pour devenir la rue – autrefois chic – du Nouveau Monde (Nowy Świat) puis, au Rond-point Charles de Gaulle, ayant délaissé l’allée de Jérusalem qui s’éloigne bizarrement vers l’Ouest, elle prendra le nom d’allée Ujazdowskie. Les Parisiens reconnaitront au dit Rond-point (Rondo) la statue du Général, identique à celle qui avance d’un pas décidé, à proximité du Grand Palais et de la sortie de métro Champs-Élysées Clemenceau.


C’est sur la bande de terrain qui, de cette voie, rejoint la Vistule en pente douce, que l’aristocratie polonaise avait fait construire quelques demeures donnant vers la ville, tandis que, côté jardin, on se rapproche du fleuve. En partant du Château Royal, on passe ainsi devant l’actuel Palais Présidentiel – qui était autrefois celui des Radziwiłł et où claquent, côte-à-côte, un drapeau polonais, un de l’Union européenne, et un troisième de l’OTAN – puis l’Université. Poursuivant par l’allée Ujazdowskie, on parviendra au jardin des Łazienki, avec ses pièces d’eau, ses demeures royales, ses écureuils et ses paons, son Belvédère, sa Maison Blanche et son Trou Madame.



Marszałkowska
Éloignons-nous de 500 mètres encore de la Vistule : nous nous trouvons sur une artère parallèle à la précédente, plus conséquente, apparemment dédiée à la communication automobile, sillonnée par bus et tramways, et doublée en son sous-sol par l’unique ligne de métro de la capitale… pour le moment. Artère commerciale aussi, sur laquelle se sont notamment implantées plusieurs grandes enseignes de la fringue internationale. C’est Marszałkowska.


Si, à cette distance, nous entreprenons de cheminer comme nous l’avons fait auparavant, du Nord vers le Sud, nous avons :


- au niveau du Château Royal, la Mairie de Varsovie (d’où le nom de Ratusz pour la station de métro) qui donne sur la place de la Banque et d’où, en empruntant la rue Sénatoriale pour revenir vers le Château, on peut se rendre au Grand Théâtre (Teatr Wielki) qui abrite aussi l’Opéra ;
- pour la portion qui correspond à Krakowskie Przedmieście, l’espace intermédiaire est occupé par le Jardin de Saxe, la Tombe du Soldat inconnu, et la place Piłsudski où ont lieu les cérémonies officielles et militaires ;
- pour la portion suivante, cette fois à hauteur de la rue Nowy Świat, les temples commerciaux déjà cités, auxquels font face de l’autre côté de Marszałkowska, l’inévitable Palais de la Culture et de la Science cher à l’écrivain Tadeusz Konwicki, puis la Gare Centrale ;
- poursuivant vers le Sud, on croise l’allée de Jérusalem à la station Centrum (comme son nom l’indique), vers des quartiers plus résidentiels donc moins animés mais aussi moins pittoresques, et un endroit dont il suffit de savoir que c’est MDM.




Zoom arrière dans le temps et dans l’espace
Avec ce qui précède, nous sommes loin d’avoir exploré la ville dans son ensemble, quand au niveau de détail et quant à son extension. On se rendra d’abord compte qu’elle est balisée par une belle multiplicité d’édifices religieux. Mais aussi que l’histoire des dernières décennies en a fait un patchwork de couches géologiques urbanistiques : sarcellisation intra-muros résultant de la reconstruction communiste de l’après-guerre ; doublée de gratte-ciels aux styles disparates et isolés les uns des autres, parachutés ces dernières années depuis le firmament de la globalisation immobilière mondiale.


L’autre côté de la Vistule – à commencer par Praga – est surtout résidentiel… mais y est inséré un carré plus huppé, au bord du fleuve, donc potentiellement inondable, du nom de Saska Kępa : c’est là que se trouve le Lycée Français que – Astérix oblige – on a baptisé Gościnny, enfant du pays.


Prenons de la hauteur : si on vous dit „Wola”, regardez vers l’Ouest de la carte… „Żoliborz” (Joli bord) ? Tournez les yeux vers le Nord… S’il s’agit de „Mokotów” et, plus loin encore, du „Château de Wilanów” c’est au contraire vers le Sud… Itou pour l’aéroport Frédéric Chopin… Petit conseil si vous êtes venu en avion : dans le hall des Arrivées, des malabars insistants vous dragueront pour vous proposer de rejoindre le Centre-ville en taxi – la note sera salée, alors que pour trois fois rien, le bus 175 vous emmène jusqu’aux abords du Teatr Wielki.


samedi 30 avril 2011

Index 2011 (janvier > avril)

INDEX 2011 (de janvier à avril)

Pour retrouver l'article sur le sujet qui vous intéresse :
Voir ci-dessous.

Mis à jour à l'article : Respirer en altitude (15 mars 2011)

Exemple : 2011-01-06 ARSEVER Sylvie (Le Temps - Fin 2010)
- Noter le mois (exemple : 2011-01-06)
- Noter le titre (exemple : Le Temps - Fin 2010)
- Aller à la rubrique ARTICLES MOIS PAR MOIS, à droite de cet écran
- Dans 2011 cliquer sur le mois choisi (exemple : 01 > janvier)
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... Il existe d'autres index pour 2008, 2009 et 2010 (par tranches de 4 mois)
... cliquer sur * Index (THÈMES dans la marge de droite)

A
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2011-02-26 ALLEMAGNE (Les grandes manoeuvres)
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2011-01-06 ARSEVER Sylvie (Le Temps - Fin 2010)
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B
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2011-01-06 BUSH George W. (Le Temps - Fin 2010)
C
2011-02-26 CALIFORNIE (Sentiers de l'économie)
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2011-01-15 C.N.R. (Indignez-vous : un tabac...)
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Coneil National de la Résistance > C.N.R.
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2011-02-26 COURRIER-INTERNATIONAL (Les grandes manoeuvres)
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mardi 15 mars 2011

Respirer en altitude



Ce billet s’appuie sur des notes prises lors de la réunion des bénévoles des premiers jours de février : il reflète ainsi le point où en étaient Émile et son entourage au début de l’année 2011.

Au-delà du constat devenu classique des progrès réalisés, j’ai noté cette fois quelques points particuliers : une meilleure perception de la vision en relief ; la relation au temps ; la transition d’un univers du chaos vers un autre plus organisé ; la relation avec la règle ; le recours à un langage inégalement maîtrisé comme stratégie d’évitement.

Ceci grâce aux commentaires de personnes de cette association qui épaule la famille et les bénévoles dans leur démarche : un psychologue (qui suit directement le parcours d’autres enfants) présent à cette réunion, et la présidente de l’association à partir du faisceau d’expériences qui converge vers elle.

Commençons par la base de la pyramide, par la perception sensorielle notamment. Une dent est sur le point de tomber : Émile la sent beaucoup plus nettement que les fois précédentes. Et les pieds ? A le voir sur des skis – en particulier au moment du chasse-neige – on se dit qu’il y a un bien meilleur ressenti de ce côté-là.

Gestuelle. Pause ou progrès ? Émile lit désormais à haute voix – c’est vivant, le ton et le geste y sont, mais… très systématiquement, sa main droite à l’index déployé semble accompagner l’histoire : où se trouve-t-on entre l’intégration entre visuel, verbal et gestuel, et reliquat de stéréotypes ?

Émile continue de conquérir son autonomie. Il veut tout faire tout seul et – point notoire – se lave seul. Il est content de rendre service ou donner un coup de main quand on lui demande. Au magasin, il commence à se charger de peser les fruits et de mettre sur le sac l’étiquette autocollante qui sort de la machine.

Il aime et demande à être regardé lorsqu’il se donne en spectacle (Tu m’écoutes, tu me regardes, il en est fier). Ou encore, par miroir interposé quand il se place devant, la personne bénévole à côté de lui, et vérifie les expressions qu’il cherche à mimer : Tu me regardes, moi. Double regard – le sien et celui de la personne qui est là – mais, ce faisant, Émile cherche à apprendre par lui-même… Conquête d’une autonomie qui ne va pas sans nuances, car une peur peut subsister face au regard de l’autre – exemple : il incite une bénévole à faire un découpage à sa place… mais s’y essaie tout seul dès que celle-ci s’absente un moment.

Revers de la médaille ? Ou, plutôt, autonomie à la sauce négative quand il dit non – de façon catégorique : ce qui ne l’empêche pas de transiger par la suite. Le comble de la ruse : lui proposer de choisir entre deux activités (On va chercher du pain, ou bien on va se promener ?) Cela étant, Émile ne se sent toujours pas à l’aise lorsque qu’il y a des enjeux (perdre ou gagner) et il lui reste un bout de chemin à faire pour gérer un stress éventuel.

Plus autonome certes mais aussi, tourné vers les autres. Ce qui nous amène à nous intéresser au relationnel et à la communication.

Remarque préalable : Émile tisse de plus en plus de liens, ce qui donne plus de fluidité à son univers. Ses parents s’en sont aperçus en le voyant passer d’un atlas à l’autre – l’un donnant une carte du monde et l’autre constituant une sorte de catalogue des pays – puis chercher à situer chacun d’entre eux sur la première carte. Autre constat : les jeux dont il prend l’initiative deviennent plus spontanés – il ne reprend plus autant une même activité d’une séance à l’autre ou d’un bénévole à l’autre.

Il y bien des passerelles (peut-on dire des synergies ?) entre tisser des liens dans son propre univers et développer des relations avec son entourage et communiquer avec lui – mais ce n’est pas entièrement du pareil au même. Degré zéro de sa relation avec les autres : on le sent désormais présent, même lorsque qu’il semble absorbé par une activité pour lui passionnante. Il commence aussi à s’intéresser à la vie de personnes proches en posant des questions à leur sujet, à aider concrètement à la maison (ex. : mettre le couvert) ou à participer aux courses (ex. : acheter du pain)… ce qui renforce l’estime qu’il a de lui-même, sensible qu’il est à la confiance qu’on lui témoigne à cette occasion.

Cette attention aux autres se traduit par une observation soutenue et une interrogation sur la façon dont les bénévoles réagissent. Mention doit être faite à ce stade sur l’utilisation du langage. Ce point a suscité des remarques la part du psychologue présent à la réunion, et d’un commentaire de la présidente de l’association quand elle a pris connaissance du compte-rendu.

Pour les enfants dont il s’occupe par ailleurs, le psychologue avait remarqué que – notamment en phase d’opposition, dite du non – le langage peut être une stratégie pour éviter se faire quelque chose ensemble, dans l’action ou par des gestes, avec son vis-à-vis. Émile en arrive à utiliser des mots dont il ne connaît pas le sens, ne serait-ce que pour voir les réactions qu’ils suscitent chez son interlocuteur. La présidente estime quant à elle que si Émile est apparemment très habile pour utiliser les bénévoles afin d’enrichir son monde et d’empiler des connaissances, ce n’est pas la source de vrais échanges.

L’un et l'autre soulignent que tout n’est pas terminé dans son développement et quant à l’image qu’Émile a de lui-même. En observant davantage ses capacités gestuelles ou motrices, ainsi que d’attention conjointe, nous aurons une meilleure idée du sens des mots qu’Émile emploie par moments. Leur conseil : redonner une nouvelle importance au regard (pour exprimer ses sentiments, pour demander de l’aide…), aux jeux interactifs et physiques, et l’amener aussi à s’intéresser à vous (lui parler de soi, lui montrer des photos…)

Cette relation aux autres a, de plus, permis de soulever un point intéressant. Cela se passe dans la rue : Émile s’adresse à un monsieur pour lui dire que ce n’est pas bien de traverser alors que le bonhomme lumineux est au rouge. La focalisation sur le respect de la règle l’emporte sur la prise en considération des dangers de la circulation – si le feu rouge était en panne, que deviendrait la règle ? Dans la pratique et notamment sur ce point précis, une amorce d’évolution et de prise en compte du contexte est en cours.

Avant de clore sur l’imaginaire et sur le scolaire, trois points particuliers : la vision en relief, la relation au temps, et l’ordonnancement des activités.

Cette réunion a été l’occasion d’apprendre que son ophtalmo venait de constater qu’Émile commence à voir les reliefs. Rétrospectivement – et encore maintenant puisqu’il ne fait que commencer – une telle information permet de prendre conscience que, en partie, certaines de ses maladresses venaient de là.

Gestion du court terme, réassurance à long terme. Il y a des séances très fluides où l’on ne voit pas le temps passer. La plupart des bénévoles, pourtant, le surprennent à regarder souvent l’horloge – il annonce parfois l’heure qu’il est effectivement, mais ce peut aussi être pour dire (ce qui est alors inexact) que la séance est finie. Émile s’ennuierait-il ? Veut-il s’assurer qu’il lui reste assez de temps pour mener à bout une activité en cours ? Attend-il ce qui doit venir par la suite ?

Voilà pour l’immédiat. A d’autres occasions, la perspective temporelle se dilate vers un futur moins défini et peut être associée à l’expression d’un sentiment : Tu resteras toujours auprès de moi.

Avec sa nounou avec qui il est particulièrement en confiance, Émile rentre spontanément dans des jeux de construction et vient l’aider. Mais que va-t-il se passer à la fin ? On connaît depuis longtemps son besoin de ranger… mais tout aussi bien celui de détruire à la va-vite. Dans le cas présent, il participe au démontage (et il le dit : Je démonte) pour revenir au stade initial des pièces détachées.

Venons-en à l’imaginaire. On se souvient que c’est à l’occasion de jeux qu’Émile avait déjà réussi à faire ce à quoi il se refusait a priori. Cela devient maintenant le cas – sur le mode de défis à relever – pour écrire, découper, mimer, jouer à cache-cache… Pourquoi ne pas essayer pour gérer le stress ? Car perdre / gagner peut encore prendre des allures de catastrophe… Et cette rigidité est d’autant plus importante qu’il y a un enjeu pour lui. Elle dépend aussi du contexte et on arrive à la diluer dans une situation plus ludique.

Par ailleurs, Émile utilise des figurines humaines qui se parlent et qui s’introduisent dans des jeux déjà connus (faire les courses et jouer au marchand, chasse au trésor…)

CP – CE1 – CE2 – CM1 – CM2… Qu’en est-il de l’aptitude à l’école ? Bénévole parmi les bénévoles, voici ce dont je suis témoin : la séance suivante est assuré par une de ses maîtresses ; il me quitte plein d’entrain au seuil de la salle de jeu, pour interpeler celle-ci, s’écrier : Au travail ! et poursuivre sur un ton tout joyeux : Je suis obligé. Autre commentaire – au sujet d’un livre sur l’école : Moi, je commence l’école à la maison.

Dans toute leur gentillesse, les maîtresses ont des repères, ce que les bénévoles ne peuvent pas exprimer avec autant de précision. Ainsi, pour les maths (opérations décomposition des nombres, tableaux à double entrée…), c’est du niveau CP. Pour le langage, les verbes, la compréhension dans la lecture, c’est du début de CE2. Le graphisme et écrire pour écrire, c’est moins facile.

Et puisque nous parlons d’évaluations… L’association à laquelle il est fait appel a élaboré quelque chose qui permet de bien se repérer, à partir de questions très concrètes sur ce qu’Émile sait ou ne sait pas faire. Voici ce que cela donne graphiquement  sur deux ans, à l’occasion d’une récente mise à jour. C’est ici très synthétique, mais la description peut aller à un plus grand niveau de détail. Au premier regard, on sent que tout va dans le bon sens. Dans un domaine, on le voit, on est arrivé au but (au plafond du graphique). Il y en a un autre, à l’opposé, où l’on mesure qu’il reste du chemin à parcourir.