mercredi 25 avril 2018

Applications pour SMARTPHONE (Android) et pour iPHONE (IOS)





La douzaine d'applications qui a été sélectionnée ici a été repérée dans des magazine de consacrés à ce domaine.

Ce sont toutes des applications gratuites
(avec peut-être quelques offres plus sophistiquées payantes mais non obligatoires).

À l’exception de l’une d’entre elle (Art-droid dans le chapitre CULTURE) elles fonctionnent aussi bien avec un Smartphone utilisant le système Android, que sur un iPhone utilisant IOS)

Les indications en bit.do/... sont des liens permettant d’aller charger les applications.



CARBURANT
Essence / Gasoil Now - bit.do/dBYcy - Android - IOS : gratuit
10 000 stations services de l’Hexagone
bouton gauche : les + proches ; bouton droit : les - chères
adresses, tarifs par carburants ; le + court chemin pour y aller
date de mise à jour de l’information



CLAVIER
SwiftKey Keyboard - bit.do/d8PkA - Android - IOS : gratuit
anticipe les mots en fonction des habitudes
riche collection de GIF (Android) et EMOJI
création de phrases prêtes à l’emploi
personnalisation clavier : taille, position …

Gboard - bit.do/d8uxV - Android - IOS : gratuit
par comparaison avec SwiftKey :
.. saisie moins prédictive
.. pas de phrases prêtes
.. en plus :moteur de recherche intégré



CULTURE
Art-droid - bit.do/dJrYX - Android : gratuit
150 000 oeuvres d’art (peintures…) de 2500 artistes dans 70 pays + 5 langues
exposées dans des musées, universités…. en partie non accessibles au public
recherches par artistes, pays, courants, siècles…
+ biographies via accès Wikipédia



DISCRÉTION
Ne pas déranger - bit.do/dtwDt - Android - IOS : gratuit
ne pas être déranger par son mobile … mais sélectif
programmation des heures et jours choisis
rend silencieux les coups de fils et messages alors reçus
… sauf contacts sélectionnés



DOULEURS
DocForYou - bit.do/d8uwE - Android - IOS : gratuit
répondre à un questionnaire > cause probable de vos douleurs
maladie que vous pensez avoir > probabilité que ce soit ça
signalement des cabinets proches



KARAOKE
Karaoké - bit.do/dUmfQ - Android - IOS : gratuit
indiquer quelques genres musicaux (parmi 12) votre sexe et votre âge
un répertoire “sur mesure” est proposé
excellent traitement musical, même avec kit piéton comme micro
possibilités : déformer la voix, effets sonores, filmer...



PARIS À VISITER
Next Stop Paris - bit.do/dh52w - Android - IOS : gratuit
meilleurs itinéraires RATP pour visiter Paris
guides audio gratuits pour tour Eiffel, Louvre, Sacré-Coeur…
carte de Paris hors connexion



PLANTES
Groww - bit.do/djVN9 - Android - IOS : gratuit
300 variétés répertoriées - possibilité de regrouper les siennes
période pour semer -  emplacement
rappels arrosage, rempotage & autres



SCAN
Adobe Scan - bit.do/dPvya - Android - IOS : gratuit
le smartphone sur un document (ticket de caisse, photo…)
identification et copie parfaite
reconnaissance des caractères utilisable pour d’autres applications
possibilité d’envoyer ou de stocker

PhotoScan - bit.do/dPvyM - Android - IOS : gratuit
même avec vieux tirages papiers jaunis ou abîmés
suppression des reflets indésirables
enregistrement dans le smartphone - dont Google Photos



SONNERIES
Zedge - bit.do/d5nmg - Android - IOS : gratuit
nouvelles sonneries en plus des sonneries standards
bruits en tout genre, cris d’animaux, refrains, génériques...
version iPhone moins fournie que celle pour Android


mercredi 14 mars 2018

Pour parrainer un banc du Jardin des Plantes de Paris




Information en provenance du
Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN)

Sur le banc que vous adopterez, après avoir dépensé la modique somme de 1 800 euros par banc simple et 3 600 euros par banc double , il sera possible d’avoir une plaque à votre nom, et de laisser un message, bien sûr s’il est "lisible par tous et approuvé par le Muséum".

Attention :
Cette opération et cette information datent de 2010 (en particulier, la responsable du mécénat pour le MNHN de l’époque propose désormais ses services à d’autres institutions).
Mais après récente vérification, il reste encore quelques bancs qui n’ont pas été parrainés

  


Ce type d’initiative semble assez répandu.
En voici un exemple repéré ailleurs.



mercredi 21 février 2018

Des citoyens plus impliqués, mieux informés, plus responsables




Selon un ancien rédacteur en chef de FOREIGN POLICY, il ne suffit pas de souhaiter d'avoir de meilleurs dirigeants.

Améliorer l'information et la capacité d'appréciation des citoyens qui les élisent (ou qui trop souvent s'abstiennent lors des consultations électorales) ne serait pas un mal non plus.

Repéré dans l'édition française de SLATE au début de cet hiver.



Point de vue :
Pire que les mauvais dirigeants, les mauvais dirigés

Le monde a bien du mal à trouver de bons dirigeants: nombre d’entre eux sont malhonnêtes, incapables voire, irresponsables. Certains sont même fous et beaucoup ont tous ces défauts à la fois.

Mais il y a aussi un problème du côté des «dirigés». Un peu partout sur la planète, les démocraties sont mises à mal par les suffrages de citoyens indifférents, désinformés ou naïfs, voire irresponsables.

Ainsi des Britanniques qui, après avoir voté en faveur de la rupture d’avec l’Europe, se sont massivement rués sur Google pour chercher à savoir ce que signifiait au fond le Brexit.

Ou encore les Américains qui ont accordé leurs suffrages à Donald Trump et sont sur le point de perdre leur assurance maladie.

Et des citoyens qui ne perdent plus leur temps à se rendre aux urnes, convaincus que leur vote n’y changera rien et que «tous les politiciens se valent», qui n’en connaît pas?

 

Internet est un outil stratégique dont se servent les démagogues, certains lobbyistes et même des dictatures étrangères, pour manipuler les électeurs les plus insoucieux et distraits. Le web est non seulement une formidable source d’informations, mais il s’est transformé en un canal de diffusion de mensonges que certains exploitent comme arme politique.

Nous sommes vulnérables. Mais certains le sont davantage lorsqu’ils ne se donnent pas vraiment la peine de vérifier la véracité des messages politiques séduisants qui leur sont adressés. A l’autre bout de la chaîne se trouvent les activistes, dont les positions intransigeantes rigidifient la vie politique.

La brièveté de réseaux comme Twitter ou Instagram favorise les propos extrémistes : plus le message est court, plus il doit être radical pour pouvoir circuler largement. Les réseaux sociaux ne connaissent pas d’espace, de temps, ni de patience pour les nuances où les possibilités de convergence entre points de vue qui se croisent. Le consensus est plus difficile à trouver.

Voici quatre initiatives préliminaires pour tenter de lutter contre ce phénomène.

  1. Déployer une campagne d’éducation publique pour nous rendre moins vulnérables aux manipulateurs qui sévissent sur Internet. Il convient de diffuser les meilleures pratiques de défense contre la manipulation sur Internet.

  1. Inutile de proposer des meilleures pratiques à ceux qui ne s’y intéressent pas. Pour autant, il est indispensable de mener une campagne soutenue qui explique les conséquences pernicieuses du «je-m’en-foutisme électoral».

  1. Il faut mener la vie plus dure aux manipulateurs, parvenir à identifier ceux qui orchestrent les campagnes de désinformation, les dénoncer et, dans les cas d’abus les plus flagrants, les poursuivre en justice. Comme ils prospèrent dans l’opacité et agissent sous le couvert de l’anonymat, il est essentiel de faire la lumière sur les origines, les sources et les intérêts de ceux qui produisent les informations que nous consommons.

  1. Il faut empêcher les entreprises informatiques et de réseaux sociaux de continuer à jouer un rôle de facilitateur. L’ingérence étrangère dans les élections américaines n’aurait pas été possible sans Google, Facebook, Twitter, etc. Ces trois sociétés se sont enrichies en vendant à des clients liés à des intermédiaires russes des messages de propagande électorale. Il faut contraindre ces entreprises à user de leur immense pouvoir technologique et commercial pour protéger les consommateurs.

Des citoyens mal renseignés ou indifférents à la politique, il y en a toujours eu. De même que des personnes qui ne savent ni pour qui, ni contre qui, elles votent. S'il paraît évident qu’il faut s’efforcer de chercher de meilleurs responsables politiques, il faut aussi agir auprès des destinataires des messages.

Moisés Naím, chroniqueur pour El Pais, Repubblica, The New York Times, The Financial Times, The Washington Post, a été le rédacteur en chef de Foreign Policy pendant 14 ans.


mercredi 17 janvier 2018

Mieux vaut ne pas le savoir




Laura Spinney (born August 1971) is a British science journalist and writer, resident in France, whose most recent nonfiction book Pale Rider (2017), dealt with the 1918 flu pandemic. The book was positively reviewed in The Times and The Guardian. She has written for The Times, National Geographic, The Economist, Nature, New Scientist and The Daily Telegraph among others (traduit de l’anglais — 04.10.2017)
Des années de dépistage génétique nous montrent que lorsqu'ils ont le choix, les gens préfèrent en savoir le moins possible.
En 1996, une religieuse française, découvre qu'elle n'a pas la maladie de Huntington, une affection neurodégénérative mortelle d'origine génétique. Depuis très longtemps, elle est persuadée qu'elle est porteuse de la maladie qui a tué sa mère et sa grand-mère.
Toutes les décisions importantes de son existence ont été prises en fonction de ça :
Elle ne s'est pas mariée ; elle n'a pas eu d'enfants ; elle est entrée dans les ordres.
Ce qu’elle ne regrette pas, tout en se demandant si cela n'a pas non plus orienté son engagement religieux.
Dans les années 1980, lorsque les médecins avaient pris conscience qu'un test prédictif de Huntington était en vue, ils ne présageaient pas des réactions de ce type. Ils étaient avant tout préoccupés de l'effet sur les individus dont le diagnostic serait défavorable.
Les tests génétiques prédictifs ont aujourd'hui une trentaine d'années. Avec leur essor on dispose désormais d'une assez longue expérience et les conclusions que l'on peut en tirer sur le comportement humain sont assez surprenantes.
La maladie de Huntington, qui se manifeste en général entre 40 et 50 ans : il suffit d’avoir hérité de la copie d’un (seul) gène défectueux pour développer la maladie.
Lors des enquêtes préalables, environ 70% des individus à risque ont déclaré qu’ils passeraient le test dès qu'il serait disponible.
En réalité, depuis qu’il l’est, seulement 15% des patients susceptibles d'être porteur du gène de Huntington s’y sont soumis – quels que soient les pays et les décennies.
Des tendances similaires ont été observées avec des tests portant sur d'autres maladies cérébrales incurables. La grande majorité des gens préfère ne pas savoir.
Et il y a une certaine logique là-dedans. Quel intérêt si vous ne pouvez rien y changer?
En revanche, pour d'autres maladies, les tests sont d'autant plus pratiqués qu'il existe de réelles chances thérapeutiques.
Environ deux-tiers des femmes qui se sont fait diagnostiquer un cancer du sein survivent au moins vingt ans – principalement grâce à l’amélioration des traitements.
Si l’on pose la question aux 15% qui se font tester pour une maladie incurable, ils justifient en général leur décision par deux raisons :
  • La première et la plus importante : ils veulent dissiper l'incertitude.
Du moins au début: toute nouvelle est un soulagement.
Même s'il n'existe pas de traitement, les malades peuvent faire des choix reproductifs éclairés et préparer leur avenir.
  • La seconde : ils ne veulent pas transmettre des gènes défectueux à leur descendance.
Les tests génétiques prénataux sont aujourd'hui couramment disponibles, mais chez les couples attendant un enfant et dont l'un des membres est porteur d'une maladie incurable, ils sont encore moins utilisés que dans ce que l’on vient de voir ci-dessus.
La plupart des parents choisissent de faire naître un enfant qui aura un risque de développer un jour la maladie équivalent au risque qui était le leur à l'époque de leur propre naissance.
Une étude montre que :
  • Si un couple reçoit un résultat favorable lors d'un premier test prénatal, la majorité mène la grossesse à terme et ne fait pas d'autre enfant.
  • La majorité de ceux qui reçoivent un test défavorable avortent et essayent de faire un autre enfant.
  • Si le test est alors «bon» pour cette seconde tentative, ils ont l'enfant et n'en font pas d'autre.
  • Mais si le résultat est encore une fois «mauvais» et s'ils avortent une deuxième fois, ils changent de stratégie : 45% vont concevoir un bébé de manière naturelle, sans passer le test prénatal.
Selon la généticienne de l'équipe de l’étude : le désir d'enfant supplante tout le reste.
Dans une étude en attente de publication, des couples qui, après avoir été informés sur un test prénatal mais avant de l'avoir effectué, avaient affirmé qu'ils procéderaient à un avortement si jamais le résultat est défavorable. Aucun d'entre eux n’a en réalité tenu cette promesse.
Avant l'arrivée des tests prédictifs, les médecins espéraient qu'une telle technologie permettrait en quelques générations l'éradication de certaines maladies rares du pool génétique, ce qui aurait rendu obsolète la recherche d'un traitement.
Mais le faible taux de dépistage chez les adultes à risque, et le taux encore plus faible de dépistage prénatal chez les porteurs, ont tué cet espoir :
Nous savons que ces maladies sont encore là pour longtemps.
Avec l'expansion des tests génétiques, les réactions risquent d'être imprévisibles.
Bientôt, seront couramment disponibles des tests comme le séquençage génomique complet, qui peut révéler des prédispositions pour des maladies d'hygiène de vie comme l’obésité, où l'influence génétique n'est que partielle.