mercredi 8 novembre 2017

Prix littéraires 2017




CI-APRÈS UNE MINI-REVUE DE PRESSE FRANÇAISE ET INTERNATIONALE À CHAUD, DANS LES 36 HEURES QUI ONT SUIVI LA PROCLAMATION DU PRIX GONCOURT 2017, LE LUNDI 6 NOVEMBRE. NE PAS S’ATTENDRE À BEAUCOUP D’ORIGINALITÉ DANS UN SI BREF DÉLAI.

DEUX REMARQUES NÉANMOINS :
. LE HUFFPOST, EL PAIS et COTIDIANUL SONT PLUS DISERTS QUE D’AUTRES.
. QUASI ABSENCE - DU MOINS DANS CES TOUT PREMIERS JOURS QUI SUIVENT - DE TITRES DANS LES PAYS DE LANGUE ANGLAISE. - UK & USA
(LE NY TIMES A FAIT UN EFFORT CEPENDANT… MAIS, ON LE COMPREND,  IL A MIS AU POINT UNE TECHNIQUE EFFICACE QUI DÉCOURAGE DE REPRODUIRE SES ARTICLES).

PAR AILLEURS : J’AI ESSAYÉ DE TRADUIRE LES ARTICLES DE LANGUE ÉTRANGÈRE AVEC LES MOYENS DU BORD - À PLUSIEURS REPRISES SANS GRANDE GARANTIE. SE REORTER AU TEXTE D’ORIGINE.


LA MONTAGNE - 6 novembre 2017 :


Le prix GONCOURT a été décerné, ce lundi, à Éric VUILLARD
pour "L'ordre du jour".

Il succède à Leïla SLIMANI, prix GONCOURT 2016, avec "Chanson Douce". *
Éric VUILLARD  sera présent à la Foire du Livre de Brive qui a lieu ce week-end.
* D'une promotion à l'autre.
Un an après avoir remporté le prix GONCOURT pour son roman "Chanson douce", l'écrivaine Leïla SLIMANI a été nommée ce lundi 6 novembre représentante personnelle du président Emmanuel MACRON pour la francophonie.

Cette année, Éric VUILLARD a également reçu le prix Alexandre VIALATTE 2017 pour "14 juillet" (Actes Sud) et pour l'ensemble de son oeuvre. Éric VUILLARD avait reçu le prix VALERY-LARBAUD 2013 pour "La bataille d'Occident" et "Congo", toujours chez Actes Sud.

"L'ordre du jour" (Actes Sud) est un récit saisissant sur l'arrivée au pouvoir d'HITLER, l'Anschluss et le soutien sans faille des industriels allemands à la machine de guerre nazie.

"On est toujours surpris, fatalement. Ça me fait extrêmement plaisir", a réagi Éric VUILLARD, qui succède à Leïla SLIMANI au palmarès.

Des quatre finalistes du GONCOURT, l'auteur de 49 ans était le seul auteur dont le livre n'est pas sorti lors de la rentrée d'automne mais au printemps. "L'ordre du jour" s'est imposé au 3e tour de scrutin, par 6 voix contre 4 à "Bakhita" de Véronique OLMI. Les deux autres auteurs en lice étaient Alice ZENITER pour "L'art de perdre" et Yannick HAENEL pour "Tiens ta couronne".

Éric VUILLARD a une façon unique de se glisser dans les coulisses de l'Histoire pour donner à ses lecteurs une autre grille de lecture d'événements a priori archi-connus.

Après la chute de l'empire Inca ("Conquistadors", 2009), la conquête coloniale ("Congo", 2012) et la Révolution française ("14 juillet", 2016), "L'ordre du jour" est l'occasion de revisiter l'arrivée au pouvoir des nazis.

Orfèvre en écriture, l'auteur a choisi de raconter l'Histoire en insistant sur les détails. Une hérésie ? Sûrement pas ! "La vérité est dispersée dans toute sorte de poussière", écrit-il. En seulement 160 pages, l'écrivain au regard scrupuleux - rien n'est inventé, tout est vrai - embrasse de façon magistrale cette tragédie européenne du XXe siècle. Il prouve que l'histoire est toujours une autre manière de regarder le présent.



HUFFINGTON POST - Marine CHASSAGNON- 6 novembre 2017 :

Prix GONCOURT 2017, Prix RENAUDOT 2017:

Les nazis, sujet préféré des prix littéraires?



Cette année, le Prix GONCOURT et le Prix RENAUDOT ont tous deux été remis à deux ouvrages traitant de la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement du nazisme.

Les deux prix littéraires français les plus convoités ont été décernés ce lundi 6 novembre. Éric VUILLARD a été récompensé par le prix GONCOURT pour son roman "L'ordre du jour", Olivier GUEZ par le prix RENAUDOT pour son livre "La disparition de Josef Mengele".

Ces deux livres, le premier publié en mai, le second en août, s'intéressent à un même thème: la Seconde Guerre mondiale. Si le récit-roman grinçant d'Éric VUILLARD retrace les coulisses de la légende de l'Allemagne nazie, celui d'Olivier GUEZ raconte l'histoire vraie de la fuite en Amérique du Sud de Josef MENGELE un médecin tortionnaire nazi.

La seconde guerre, et plus particulièrement le nazisme, sont-ils le sujet de prédilection des prix littéraires? Pour répondre à cette question, nous avons d'abord choisi de nous concentrer sur les romans primés depuis 20 ans par les quatre prix littéraires les plus vendeurs de l'Hexagone: le GONCOURT, le RENAUDOT, le GONCOURT des LYCÉENS et le Prix FÉMINA. Parmi ceux-là, lesquels avaient pour sujet la guerre 39-45 puis la guerre tout court? Découvrez ci-dessous l'infographie regroupant nos résultats.

En observant les graphiques, on observe que le prix qui a récompensé le plus de livres traitant de la guerre 39-45 est le GONCOURT des LYCÉENS avec 4 romans sur 20. Un résultat qui s'explique sans doute par le jury de ce prix très apprécié des lecteurs. En effet, chaque année depuis 1988, environ 2000 lycéens votent pour leur livre préféré. La Seconde Guerre mondiale est au programme de ces élèves, de la seconde au BTS.

Si l'on regarde les chiffres des livres traitant de la guerre, en général, récompensés par ces quatre prix littéraires confondus lors des vingts dernières années, on observe que 17 ouvrages ont été primés sur les 80 ayant reçu un prix, soit près d'un quart.

C'est presque autant qu'un autre grand sujet de la littérature : les histoires d'amour. En vingt ans, le GONCOURT a remis 4 prix à des romances, le RENAUDOT 2, le GONCOURT des LYCÉENS 4 et le Prix FÉMINA 4.



EL PAIS ONLINE - Álex VICENTE - 6 NOV 2017 :

El GONCOURT premia una novela sobre el ascenso de HITLER

Éric VUILLARD, de 49 años, se lleva el máximo galardón de las letras francesas con
L'ordre du jour’, sobre los primeros días de los nazis en el poder
Le GONCOURT couronne un roman sur la montée de HITLER
Éric VUILLARD, 49 ans, obtient la plus haute distinction pour les lettres françaises avec
 'L'ordre du jour', sur les premiers jours des nazis au pouvoir


El escritor Éric VUILLARD se ha alzado este lunes con el premio GONCOURT, el más importante de las letras francesas, por L'ordre du jour (El orden del día), donde relata el ascenso de HITLER y los primeros días de los nazis en el poder. No figuraba como favorito en las quinielas, pero el jurado presidido por el crítico literario Bernard PIVOT lo escogió por encima de los otros tres finalistas: Yannick HAENEL (Tiens ferme ta couronne), Véronique OLMI (Bakhita) y Alice ZENITER (L’art de perdre). Nacido en Lyon hace 49 años, VUILLARD se consagra con su octava novela, un relato histórico que Tusquets publicará en castellano durante la primavera de 2018.

El relato arranca en 1933. HITLER, que acaba de convertirse en canciller alemán, convoca a 24 dirigentes de empresas como Opel o Siemens, para pedirles que financien la campaña del nacionalsocialismo de cara a las legislativas. Todos ellos obedecen, pensando en espantar a los comunistas y beneficiarse de una nueva era de prosperidad económica. VUILLARD acompaña la descripción histórica de los hechos con un comentario crítico de los mismos, que nadie intentó detener por inexplicable que parezca hoy. También subraya los peligrosos mecanismos del olvido. Esas mismas empresas, escribe el autor, siguen fabricando “nuestros coches, nuestras lavadoras y nuestros productos de limpieza”. Más tarde, el libro va avanzando hacia 1938 y la llamada Anschluss, la anexión de Austria por parte de la Alemania nazi, a las puertas del inicio de la Segunda Guerra Mundial.



Mezclando la historia en mayúsculas con anécdotas de aspecto banal protagonizadas por anónimos, VUILLARD reconstruye los primeros días del Tercer Reich en un relato breve pero intenso –solo 160 páginas, en las que no parece sobrar nada–, para el que se documentó a partir de imágenes de archivo y películas de propaganda, escritos que dejaron los nazis y transcripciones de los juicios de Núremberg. “La historia siempre es otra manera de observar el presente. Por supuesto, el mundo de hoy es radicalmente distinto del de los años 30. Y, sin embargo, las coordenadas se parecen. Somos testigos de un ascenso de la autoridad y del racismo, y también de la fuerte influencia de las finanzas y de un empeoramiento de las desigualdades”, ha explicado VUILLARD a Le Figaro. “Con este libro, he querido seguir el desarrollo de los términos medios, las palabras razonables, las negociaciones entre personas responsables que permitieron que se instalará el fascismo”.


Admirador de TOLSTOÏ, ZOLA y SARTRE, el escritor francés suele reinterpretar en sus relatos este tipo de capítulos históricos, intentando descubrir en ellos aristas desconocidas. Por ejemplo, en Conquistadors se refería a la colonización en Perú y en Congo hacía lo propio con la que tuvo lugar en el continente africano. En La Bataille d’Occident se centró en la Primera Guerra Mundial y, en el reciente 14 juillet, hizo lo mismo respecto a la Revolución Francesa. Su mayor éxito hasta la fecha en Francia sigue siendo Tristeza de la tierra (Errata Naturae), única obra suya traducida al castellano, donde re-examinaba la figura de Buffalo BILL usándolo como símbolo de la incipiente sociedad del espectáculo.



VUILLARD también ha firmado dos películas como cineasta: L’homme qui marche y Mateo Falcone, inspirada en un cuento de MÉRIMÉE.

Fue un fichaje de la actual ministra francesa de Cultura, Françoise NYSSEN, que hasta mayo dirigía la prestigiosa editorial Actes Sud. L’ordre du jour fue lanzado con una primera edición de 25.000 ejemplares, que debería multiplicarse por diez o hasta por veinte gracias al GONCOURT.


Mientras tanto, el premio RENAUDOT, que suele ser entregado solo unos segundos después, fue para otra obra de temática hitleriana: La disparition de Josef Mengele, de Olivier GUEZ, que reconstituye la vida del médico del campo de concentración de Auschwitz.


L'écrivain Éric VUILLARD a été honoré ce lundi par le Prix Goncourt, le plus important  des lettres françaises, pour L'ordre du jour qui retrace l'ascension d'HITLER et les premiers jours des nazis au pouvoir. Il n’était pas le favori dans les pronostics, mais le jury présidé par le critique littéraire Bernard PIVOT l’a choisi devant trois autres finalistes: Yannick HAENEL (Tiens ferme ta couronne), Véronique OLMI (Bakhita) et Alice ZENITER (L'art de perdre). Né à Lyon il y a 49 ans, VUILLARD est consacré pour son huitième roman, une histoire que Tusquets publiera en espagnol au printemps 2018.
L'histoire commence en 1933. HITLER, qui vient d’être désigné chancelier en Allemagne, convoque 24 dirigeants d'entreprises comme Opel ou Siemens, pour leur demander de financer la campagne national-socialiste, avant les législatives. Tous obéissent, en pensant que cela va effrayer les communistes et qu’ils vont bénéficier d'une nouvelle ère de prospérité économique. VUILLARD accompagne la description historique des faits d'un commentaire critique - que personne n'ait tenté de l'arrêter, aussi inexplicable que cela puisse paraître aujourd'hui. Il met également en évidence les mécanismes dangereux de l'oubli. Ces mêmes entreprises, écrit l'auteur, continuent à fabriquer "nos voitures, nos machines à laver et nos produits de nettoyage". Plus loin, le livre nous emmène vers 1938 et ce que l’on appelle l’Anschluss, l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie, jusqu’aux débuts de la Seconde Guerre mondiale.
Entremêlant l’histoire, avec un grand H, at des anecdotes banales qui mettent en scène des gens anonymes, VUILLARD reconstitue les premiers jours du Troisième Reich en un texte bref mais intense - seulement 160 pages, où rien ne semble laissé de côté - pour lequel il s’est documenté à partir d’images d'archives et de films de propagande, d’écrits laissés par les nazis et de transcriptions des procès de Nuremberg. "L'histoire est toujours une autre façon de regarder le présent. Bien sûr, le monde d'aujourd'hui est radicalement différent de celui des années 30. Pourtant, les coordonnées sont similaires. On assiste à une montée de l'autorité et le racisme, et la forte influence de la finance et de l'aggravation des inégalités”, a expliqué VUILLARD au Figaro. "Avec ce livre, j'ai voulu suivre un développement qui s’exprime en termes mesurés, avec des mots raisonnables, au cours de négociations entre personnes responsables qui ont permis au fascisme de s’installer."
Admirateur de TOLSTOÏ, ZOLA et SARTRE, l'écrivain français réinterprète souvent ce genre de chapitres historiques dans ce qu’il rapporte, en essayant d’y découvrir des abords inconnus. Par exemple, dans Conquistadors, il a fait référence à la colonisation au Pérou et dans Congo, c'était la même chose qui a eu lieu sur le continent africain. Dans La Bataille d'Occident, il s'est concentré sur la Première Guerre mondiale et, au cours de son récent 14 juillet, il a procédé de même en ce qui concerne la Révolution française. Son plus grand succès à ce jour en France reste Tristesse de la terre, son seul ouvrage traduit en espagnol (Tristeza de la tierra chez Errata naturae), où il réexamine la figure de Buffalo BILL, dont il fait un symbole de la société émergente du spectacle.


VUILLARD a également signé deux films en tant que cinéaste: L'homme qui marche et Mateo Falcone, ce dernier inspiré d'une histoire de MÉRIMÉE.


C’est l'actuelle ministre français de la Culture, Françoise NYSSEN qui, jusqu'en mai, était à la tête de la prestigieuse maison d'édition Actes Sud qui avait signé le contrat : à sa  première édition, L'ordre du jour a été lancé avec 25.000 exemplaires - chiffre qui devrait être multiplié par dix ou même vingt, grâce au GONCOURT
Pendant ce temps, le Prix RENAUDOT, qui est habituellement dévoilé quelques secondes plus tard, est allé à une autre oeuvre sur la thématique hitlérienne : La disparition de Josef Mengele, d’Olivier GUEZ qui reconstitue la vie du médecin du camp de concentration d'Auschwitz.

COTIDIANUL - Magdalena POPA BULUC  7 noiembrie 2017


Éric VUILLARD, încoronat cu Premiul GONCOURT

Cel mai prestigios trofeu din literatura francofonă, Premiul GONCOURT, a fost decernat ieri scriitorului V pentru romanul „L'ordre du jour„, a anunțat juriul prezidat de Bernard PIVOT.
Tot ieri a fost atribuit și premiul RENAUDOT, care a revenit în acest an scriitorului Olivier GUEZ pentru volumul „La disparition de Josef  Mengele„, a anunțat Frédéric BEIGBEDER.
Éric VUILLARD, couronné du prix GONCOURT
Le plus prestigieux trophée francophone, le Prix GONCOURT, a été décerné hier à l'écrivain V pour le roman L'ordre du jour, a annoncé le jury présidé par Bernard PIVOT.
Hier également a été décerné le prix RENAUDOT, qui revient cette année à l'écrivain Olivier GUEZ pour le volume "La disparition de Josef Mengele", a annoncé Frédéric BEIGBEDER.

Romanul „L'ordre du jour„, publicat de editura Actes Sud, prezintă o relatare tulburătoare despre venirea la putere a lui HITLER, despre Anschluss, anexarea Austriei, și despre sprijinul oferit de industriașii germani mașinăriei de război naziste.

În 2016, premiul GONCOURT a revenit scriitoarei Leila SLIMANI, tradusă și în limba română, la Editura Humanitas.


Dintre cei patru finaliști ai premiului GONCOURT, Éric VUILLARD, în vârstă de 49 de ani, a fost singurul autor a cărui carte din acest an nu a fost publicată în sezonul de toamnă, ci în timpul primăverii.

Romanul „L'ordre du jour” s-a impus în al treilea tur de scrutin cu 6 voturi „pentru”. Véronique OLMI, autoarea romanului „Bakhita”, a primit patru voturi. Ceilalți doi finaliști au fost Alice ZENITER, cu romanul „L’art de perdre”, și Yannick HAENEL, cu volumul „Tiens ta couronne”.


Potrivit criticilor literari, Éric VUILLARD deține un talent unic de a se strecura în culisele Istoriei, pentru a oferi cititorilor o altă scală în privința lecturării unor evenimente care sunt, a priori, arhicunoscute.


Veritabil maestru al scrisului, Éric VUILLARD a ales să povestească Istoria insistând asupra detaliilor. Este însă acest volum o erezie? „Cu siguranță că nu!”, spune el. „Adevărul este dispersat în orice fel de praf”, a adăugat câștigătorul premiului GONCOURT pe 2017. În doar 160 de pagini, autorul, cu un stil scrupulos — nimic nu este inventat, totul e adevărat — descrie într-o manieră magistrală această tragedie europeană a secolului al XX-lea. El dovedește că istoria este întotdeauna o altă manieră de a privi prezentul.

În Le Figaro Litteraire, romancierul a explicat că, în cărțile sale, a încercat să demistifice faptele istorice, să restabilească istoria prin literatură.

Întrebat fiind dacă a evocat o reuniune secretă a industriașilor germani cu HITLER, și dacă acest episod a fost real, el a răspuns: „M-am servit de fotografii, de Memoriile pe care le-am citit din arhivele Procesului de la Nuremberg. Am găsit, de asemenea, o scrisoare a lui Walter Benjamin, în care acesta descrie cum companiile austriece de gaz au refuzat să-și servească clienții evrei pentru că nu-și plăteau factura. Or, refuzul lor era motivat de faptul că evreii se sinucideau cu acest gaz și lăsau facturile neplătite.


Două momente au fost semnificative: primul ar fi reuniunea din 20 februarie 1933, când optzeci dintre cei mai puternici patroni germani (Krupp, Opel, Siemens…) au fost solicitați de Hermann GORING și de Adolf HITLER devenit de curând cancelar, să finanțeze Campania partidului nazist pentru alegerile legislative.




Cel de-al doilea moment a fost cel care a consacrat anexarea Austriei de către germani, la 12 martie 1938. După cum notează VUILLARD, în 12 februarie, la Viena, „a fost carnaval“, o întâlnire sinistră a istoriei.


Cartea mea este o altă manieră de a privi prezentul. Bineînțeles că lumea de astăzi este diferită de aceea a anilor 1930. Noi asistăm la o revenire a rasismului, dar și a puterii lumii financiare, la o agravare a inegalităților. Cu acest volum, am vrut să urmăresc dezvoltarea compromisului, a negocierilor între persoane responsabile care au permis instalarea fascismului. Vă dau un exemplu: am povestit întrevederea între cancelarul Austriei, SCHUSCHNIGG, cu HITLER reinventând dialogul din Memoriile sale. Într-o epocă tulbure cum este cea pe care o trăim, în care viitorul este incert, o mai mare claritate îmi pare necesară.


Le roman «L'ordre du jour» publié par Actes Sud publie un récit troublant sur l'arrivée au pouvoir d’HITLER, depuis l’Anschluss - l'annexion de l'Autriche - et le soutien des industriels allemands à la machine de guerre nazie.
En 2016, le prix GONCOURT avait été remis à l'écrivain Leila SLIMANI, déjà traduite en roumain, à la maison d'édition Humanitas.
Parmi les quatre finalistes du prix GONCOURT, Éric VUILLARD, 49 ans, était le seul auteur dont le livre de cette année n'a pas été publié à l'automne mais au printemps.
Le roman "L'ordre du jour" s’est imposé au troisième tour avec 6 votes "pour". Véronique OLMI, l'auteur du roman "Bakhit", a reçu quatre voix. Les deux autres finalistes étaient Alice ZENITER, avec le roman "L’art de perdre" et Yannick HAENEL, avec le volume "Tiens ta couronne".
Selon les critiques littéraires, Éric VUILLARD est titulaire d'un talent unique pour se faufiler dans les coulisses de l'histoire, pour donner aux lecteurs une autre échelle de lecture pour des événements qui sont, a priori, bien connus.
Véritable maître de l'écriture, Éric VUILLARD a choisi de raconter l'histoire en insistant sur les détails. Ce volume est-il une hérésie ? "Certainement pas", dit-il. “La vérité est toute poussière dispersée”, a ajouté le vainqueur du Prix GONCOURT de 2017. En seulement 160 pages, l'auteur, dans un style scrupuleux - car rien est inventé et tout cela est vrai - décrit d'une manière magistrale cette tragédie européenne du XXe siècle. Il prouve que l'histoire est toujours une autre façon de regarder le présent.
Dans Le Figaro Littéraire, le romancier explique que, dans ses livres, il tente de démystifier les faits historiques, de restaurer l'histoire à travers la littérature.
Prié de dire si l’épisode évoqué de la réunion secrète des industriels allemands avec HITLER était réel, il a répondu: “Je me suis servi de photos et  de souvenirs que je l'ai lu dans les minutes des procès de Nuremberg. J'ai également trouvé une lettre de Walter Benjamin décrivant comment les compagnies gazières autrichiennes refusaient de servir leurs clients juifs parce qu'ils ne payaient pas leur facture. Or leur refus était motivé par le fait que les Juifs se suicidaient avec ce gaz et laissaient des factures impayées.”
Deux moments ont été importants : en premier : une réunion tenue le 20 Février 1933, lorsque quatre-vingts des plus puissants patrons allemands (Krupp, Opel, Siemens ...) ont été sollicités par Hermann GÖRING et Adolf HITLER, récemment nommé chancelier, afin de financer la campagne du parti nazi pour les élections législatives.


Le deuxième moment a été celui qui a consacré l'annexion allemande de l'Autriche le 12 Mars 1938. Comme le note VUILLARD, le 12 Février à Vienne “c’était le carnaval”, un  sinistre rendez-vous de l’histoire.
"Mon livre est une autre façon de regarder le présent. Bien sûr, le monde d'aujourd'hui est différent de celui de Novembre 1930, nous assistons à un retour du racisme, mais aussi à celui du pouvoir du monde financier, à une aggravation des inégalités. Avec ce volume, j'ai voulu suivre l'évolution d’un compromis, les négociations entre des responsables qui ont permis l'installation du fascisme. Je vous donne un exemple : j'ai raconté la rencontre entre le chancelier autrichien SCHUSCHNIGG et HITLER, réinventant le dialogue dans ses mémoires. Dans une époque troublée comme celle que nous vivons, où l'avenir est incertain, une plus grande clarté me semble nécessaire."



ZEIT ONLINE - 6. november 2017 :

Literaturpreis:
Éric VUILLARD erhält Prix GONCOURT

Der wichtigste französische Literaturpreis geht an Éric VUILLARD. Er erhält die Auszeichnung für seinen Roman "L'ordre du jour", in dem er den Aufstieg HITLERS schildert.
Littérature :
Éric VUILLARD reçoit le Prix GONCOURT
Le prix littéraire français le plus important revient à Éric VUILLARD. Il reçoit ce prix pour son roman "L'ordre du jour", dans lequel il décrit la montée de HITLER.

Für seinen Roman L'ordre du jour (zu Deutsch: Tagesordnung) hat der Autor Éric VUILLARD den renommierten französischen Literaturpreis Prix GONCOURT erhalten.  In seinem Roman behandelt er die politischen und psychologischen Mechanismen, die Adolf HITLER 1933 zur Macht verhalfen, darunter unter anderem die Unterstützung deutscher Industrieller während eines Geheimtreffens im Februar vor der Machtübernahme. In einer ersten Reaktion habe sich VUILLARD über die Auszeichnung überrascht und auch erfreut gezeigt, meldet die Deutsche Presseagentur.



Éric VUILLARD wurde bereits mehrfach mit Preisen bedacht. Ins Deutsche übersetzt sind bisher seine Romane Traurigkeit der Erde, Eine Geschichte von Buffalo Bill Cody und Kongo. Der seit 1903 vergebene Prix GONCOURT ist lediglich mit symbolischen zehn Euro dotiert und soll vor allem die Verkaufszahlen ankurbeln.


Den ebenfalls renommierten Prix RENAUDOT erhielt Olivier GUEZ für seinen Roman La disparition de Josef Mengele ("Das Verschwinden des Josef Mengele") über das Abtauchen des berüchtigten SS-Mediziners in Südamerika. GUEZ überblendet, in nüchternen Worten, die historischen Ereignisse mit der Vorstellungswelt MENGELES.

Pour son roman L'ordre du jour, l'auteur Éric VUILLARD a reçu le prestigieux prix littéraire français : le Prix GONCOURT. Dans son roman, il discute des mécanismes politiques et psychologiques qui ont aidé Adolf HITLER à prendre le pouvoir en 1933, y compris grâce au soutien des industriels allemands lors d'une réunion secrète en février avant la prise du pouvoir. La première réaction de VUILLARD a été d’être surpris et, en même temps de s’en réjouir, rapporte la Deutsche Presseagentur.

Éric VUILLARD a déjà reçu plusieurs prix. Ont jusqu'à présent été traduits en allemand ses romans Tristesse de la terre,  une histoire de Buffalo Bill Cody (Traurigkeit der Erde) et Congo (Kongo). Décerné depuis 1903, le Prix GONCOURT, n'est doté que de dix euros symboliques et vise avant tout à dynamiser les ventes.
Olivier GUEZ a reçu un prix également prestigieux, le RENAUDOT, pour son roman La disparition de Josef Mengele ("Das Verschwinden des Josef Mengele") sur la fuite du médecin notoire SS en Amérique du Sud. Avec des mots sobres, GUEZ opère une superposition entre les événements historiques et l'imagination de MENGELE.



GAZETA WYBORCZA - Maciej GRZENKOWICZ - 06 listopada (novembre) 2017 :


Najważniejszy literacki laur Francji dla Érica VUILLARDA.


Nagroda GONCOURTÓW za książkę o karierze HITLERA
En France, récompense littéraire la plus importante à Éric VUILLARD


Le Prix ​​GONCOURT va à un livre sur le parcours d’HITLER


Tegoroczna nagroda Goncourtów, najbardziej prestiżowe wyróżnienie literackie w świecie frankofońskim, została przyznana Éricowi VUILLARDOWI za powieść "L'ordre du jour" ("Porządek dnia"), w której opisuje kulisy dojścia HITLERA do władzy.


Sekretarz generalny Akademii Goncourtów w poniedziałek ogłosił tegorocznego laureata nagrody. Éric VUILLARD o włos wygrał z faworyzowaną Véronique Olmi i jej książką "Bakhita" - stosunek głosów wyniósł sześć do czterech. Poza nimi nominowani byli jeszcze Yannick HAENEL i Alice ZENITER.


Dzień, w którym HITLER zwyciężył


"L'Ordre du jour" opisuje mechanizmy psychologiczne i społeczne, które przyczyniły się do objęcia władzy w międzywojennych Niemczech przez nazistów. Akcja rozgrywa się 20 lutego 1933 r., gdy HITLER, GOERING i 24 przedstawicieli przemysłu spotkało się, aby rozmawiać o finansowaniu partii nazistowskiej. To dzięki temu spotkaniu HITLER zdobył fundusze, które przeznaczył na kampanię wyborczą. Dzięki niej został przywódcą państwa.



Tegoroczny laureat Nagrody GONCOURTÓW ma 49 lat, pochodzi z Lyonu, zajmuje się też reżyserią. Literackie wyróżnienia przyniosły mu już wcześniejsze książki - "La Bataille d'Occident" ("Bitwa zachodu") i "Congo" ("Kongo"). Żadne z jego dzieł nie było dotąd tłumaczone na polski.


Zaraz po nazwisku laureata GONCOURTÓW ogłoszony został laureat tegorocznej Nagrody RENAUDOTA, drugiego najważniejszego wyróżnienia literackiego. Otrzymał ją Olivier GUEZ za "La Disparition de Josef Mengele" ("Zniknięcie Józefa Mengele").


Le Prix Goncourt de cette année, la distinction littéraire la plus prestigieuse dans le monde francophone, a été décerné à Éric VUILLARD pour son roman «L'Ordre du jour», qui décrit les coulisses de l'accession au pouvoir d’HITLER.


Le secrétaire général de l'Académie Goncourt a annoncé lundi quel est le lauréat pour cette année. Éric VUILLARD l’a emporté sur la favorite, Véronique OLMI et son livre "Bakhita" - le rapport des voix étant de six à quatre. Les autres nominés étaient Yannick HAENEL et Alice ZENITER.


Le jour où HITLER a gagné


"L'Ordre du jour" décrit les mécanismes psychologiques et sociaux qui ont contribué à la prise du pouvoir nazi dans l'Allemagne nazie. L'action se déroule le 20 février 1933, lorsque HITLER, GOERING et 24 représentants de l'industrie se rencontrent pour discuter du financement du parti nazi. C'est au cours de cette réunion qu'HITLER a gagné les fonds qu'il a dépensés pour la campagne électorale. Grâce à cela, il est devenu le chef de l'Etat.


Le lauréat du Prix GONCOURT de cette année a 49 ans ; il est originaire de Lyon et il est également réalisateur de films. Des livres antérieurs lui avaient déjà apporté des distinctions littéraires - "La Bataille d'Occident" et "Congo". Aucune de ses œuvres n'a été traduite en polonais.


Juste après celui du GONCOURT, le nom du lauréat du Prix RENAUDOT de cette année - la deuxième distinction littéraire la plus importante - a été annoncé. Olivier GUEZ l'a reçu pour "La Disparition de Josef Mengele".